« Envoie du lourd ! » lui a glissé un coéquipier, particulièrement affecté lui aussi par la prestation collective. Rafik Saïfi, colère à peine rentrée, ne s'est pas fait prier. Rafik, il vous a manqué beaucoup de choses contre Auxerre... « On a été nul, tout simplement ! Et de manière générale, pas spécifiquement en défense ou en attaque. On n'a rien anticipé dans le jeu. Peut-être qu'on a également manqué de jus. »
« On s'est vu trop beau »
Pourquoi l'avertissement de la semaine passée à Valenciennes n'a-t-il pas porté ?
« Je ne sais pas. Peut-être qu'on était trop confiant, qu'on s'est vu trop beau. On est tombé dans la facilité. Il faut qu'on se remette tous en question, moi le premier. Une prise de conscience générale est nécessaire. ».
C'est déjà un peu ce qu'on disait la semaine dernière...
« C'est vrai. On a fait une bonne semaine, on a parlé, le coach a parlé, le président aussi. Mais peut-être que ça ne suffit pas. Il faut peut-être qu'on ait un discours plus dur. ».
Un discours de qui ?
« Entre nous. Maintenant, on ne va pas se tirer dessus non plus ! Des fois, il faut se parler, se dire les choses en face pour avancer. Dans un championnat, il y a toujours des hauts et des bas. L'an dernier, on a également perdu des matchs. Mais plus que la défaite, c'est la manière qui est inquiétante. »
« Retrouver la solidarité qu'on avait »
Vous êtes donc inquiet ?
« Il est temps de se remettre en question. Il n'y a pas le feu à la maison mais il faut qu'on se réveille. On doit retrouver notre jeu et nos valeurs. Réapprendre à faire les efforts les uns pour les autres, revenir aux choses de base et retrouver la solidarité qu'on avait l'an dernier. »
Dans votre domaine, votre entente avec Kevin Gameiro ne semble pas encore au point. Avez-vous du mal à vous trouver ?
« On commence à se trouver. Ce n'était que mon deuxième match, mais on commence à trouver des automatismes. Mais, je le répète, le problème est général. »
On répète aussi : vous n'avez pas vraiment pesé sur la défense auxerroise. Comment y remédier ?
« Il faut surtout oser dans le jeu. Et savoir quand le faire... Malgré ça, je n'oublie pas qu'on a deux barres, un poteau... Il y a toujours de bonnes choses mais ça ne suffit pas. »