Rafik Saifi : " De quoi être énervé ! "
Rafik Saifi, meilleur buteur de Lorient avec 12 réalisations en championnat, n'a pas eu beaucoup le loisir de s'exprimer devant le but samedi. Souvent balancé, l'attaquant revient sur le match et évoque son avenir.
Rafik Saifi, on vous a souvent vu énervé samedi soir. Etait-ce pour les nombreuses fautes du Mans ou parce que votre équipe était à la peine ?
" Il y avait de quoi s'énervé ! Ils ont fait plein de fautes et pas un seul carton rouge ! A chaque fois que je pouvais faire la différence, ils mettaient un coup. Le Mans ne joue pas au ballon, il balance. On voit surtout des duels. Oui, j'était aussi énervé car j'avais envie de gagner, pour aller plus loin et parce que c'était l'occasion de nous assurer une place dans les dix premiers. "
Qu'est ce qui a manqué ?
" Toute la semaine, on s'était dit entre nous qu'il fallait cette enie, de la concentration. Après, ça se joue surtout dans les têtes. Peut-être que certains sont fatigués, que d'autres pensent déjà à la saison prochaine. "
On vous sent frustré ...
" Oui, parce que je suis attaquant. Je préfère faire un match où tu a dix centres, des occasions. Là, on n'a eu que deux occasions en tout. Si, en plus, tu as un bon gardien en face, tu ne marques pas. A domicile, on doit avoir des occasions. "
Les joueurs veulent prendre du plaisir depuis que le maintien est assuré. Samedi soir, on n'a pas eu cette impression ?
" C'est clair qu'on n'a pas pris du tout du plaisir. Pour moi, c'était surtout un combat. Je suis déçu parce que j'avais envie d'aller plus loin. "
Vous êtes sous contrat jusqu'en 2010. Vous voyez-vous encore lorientais la saison prochaine ?
" Même si je veux jouer ce championnat jusqu'au bout et à fond, il ne faut pas se voiler la face. Je pense aussi à la suite. Je me plais à Lorient, c'est sûr, c'est un peu chez moi. Ma priorité ira toujours à Lorient car c'est là que j'ai fait mes deux meilleures saisons. Le club m'a écouté à l'intersaison et j'ai prouvé sur le terrain ensuite qu'il avait raison de me faire confiance. Je me suis arraché et je vais encore le faire car, plus personnellement, je voudrais bien terminer au classement des buteurs. "
Si vous deviez partir, y a-t-il un club qui vous attire pariculièrement ?
" Jai 33 ans, donc il me reste encore une année au meilleur niveau. Je ne ferme pas la porte. Ca dépendera du club, des agents, des propositions. "
Est-ce l'argent qui guidera votre choix ?
" Quand on es jeune, on peut répondre que non. Mais moi, j'ai 33 ans, j'ai envie de gagner ma vie. Donc oui, comme je suis en fin de carrière, l'aspect financier va guider mon choix. Si un club me propose 200.000 euos par mois, j'y vais ! "